Les obligations, sans obligation...
- Fiora Medium
- 19 févr.
- 3 min de lecture
Les obligations sans obligation…
Ces devoirs invisibles que nous nous imposons du lever au coucher, souvent avec une rigueur presque militaire. Nous avançons ainsi, jour après jour, en suivant une liste de « choses à faire » qui semble aller de soi. Pourtant, si l’on y regarde de plus près, cette liste ne vient pas toujours de nous. Elle est le fruit d’un modèle de société qui, depuis longtemps, a défini pour chacun un parcours supposé idéal : faire des études, trouver un travail stable, acheter une maison, se marier, avoir des enfants, conserver le même emploi pour assurer une retraite confortable.
Mais tout cela est-il réellement obligatoire ? Est-ce véritablement ce pour quoi nous sommes venus ici ?
Si l’on prend un instant pour réfléchir autrement, il apparaît que nous sommes peut-être venus au monde avec une mission plus profonde, plus intime : une mission d’âme et une mission de vie. Celle de faire évoluer notre conscience, de comprendre ce que nous n’avons pas compris auparavant, d’apprendre, de grandir, de nous élever intérieurement. Avancer vers une forme de conscience plus vaste, plus apaisée, plus éclairée.
Et pourtant, combien de fois entend-on — ou se dit-on — : « Je dois faire ceci, je dois faire cela, ma journée est remplie d’obligations. » Bien sûr, il existe des impondérables, des responsabilités que l’on ne peut ignorer. Mais au milieu de tout cela, il y a aussi de nombreuses choses qui ne sont pas réellement obligatoires. Ce sont des contraintes que nous avons intégrées sans même nous en rendre compte, des exigences que nous nous imposons presque mécaniquement.
Apprendre à lâcher prise devient alors essentiel. Donner du lest à notre vie. Se dire : « Ici et maintenant, de quoi ai-je réellement envie ? » S’autoriser des moments simples, gratuits, profondément ressourçants. S’installer en terrasse pour boire un thé ou un café en silence. Aller se promener sans but précis. Acheter un bouquet de fleurs pour le plaisir des yeux. Jardiner, faire du vélo, marcher, écouter le vent, observer la lumière. Les possibilités sont infinies pour s’offrir un instant à soi.
S’accorder du temps pour soi n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Et même lorsque la vie est chargée — enfants en bas âge, proches malades, responsabilités multiples — il est toujours possible de s’octroyer vingt minutes, voire une demi-heure par jour. Une demi-heure rien que pour soi.
Ne vous précipitez pas systématiquement en sortant du travail pour rentrer aussitôt. Faites une pause. Trouvez un endroit paisible. Si ce n’est pas possible, restez simplement dans votre voiture. Asseyez-vous. Fermez les yeux. Respirez profondément par le ventre. Expirez lentement, au moins trois fois. Recommencez quelques minutes plus tard. Laissez votre respiration vous apaiser. Écoutez de la musique si cela vous aide. Permettez à votre esprit de se poser.
Puis rentrez chez vous, mais sans le poids de la journée sur les épaules. Sans le stress accumulé. Sans cette agitation intérieure qui vous suit jusque dans votre foyer. Offrez-vous ce sas de décompression, ce moment de transition.
La vie n’est pas faite pour courir en permanence, ni pour vivre dans la tension et l’urgence. Elle n’est pas destinée à ce que nous portions tout, tout le temps, sans jamais nous arrêter, sans jamais nous asseoir pour déposer ce fardeau invisible.
C’est une réflexion à méditer profondément. Car nous sommes là, ici, maintenant. Mais dans une heure, demain, ou plus tard, nul ne sait ce qu’il en sera. Chaque instant est précieux. Chaque instant mérite d’être savouré pleinement.
Et surtout, gardez le sourire, quoi qu’il arrive. Car sourire, même face aux tracas de la vie, c’est déjà une manière de lui faire un pied de nez.
Fabienne Fiora de Ferry





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